Pour l'avenir d'un enfant cambodgien

Un parrain, une école

Un Avenir pour l'Enfant des Rizières...

Tous ceux qui, comme moi, connaissent et apprécient le Cambodge, ont bien compris que notre association se devait de changer de nom, pour faire disparaitre le mot de « réfugié » de notre raison d’être. Ce n’était plus d’actualité dans un pays qui se transforme chaque jour un peu plus. Ce changement a été effectué au début de cette année, grâce au travail soutenu et rigoureux, d’une équipe constituée pour l’occasion et que je tiens à remercier vivement.

Notre sigle « AER » est conservé pour le plus grand bonheur de tous, et nous voici dotés de cette nouvelle appellation « Avenir pour l’Enfant des Rizières », qui a été approuvée par la très grande majorité de nos adhérents, ainsi que par nos partenaires traditionnels, Pédiatres du Monde et Codegaz. Il s’agit là d’un nouveau départ qui ne doit pas nous faire oublier l’excellent travail fourni par nos prédécesseurs, depuis la création de l’AER jusqu’à ce jour.  En terme sportif, je dirai même que c’est tout simplement un deuxième souffle, celui qui doit nous permettre, en suivant les mêmes traces, d’intensifier notre action et de mieux concentrer nos efforts vers tous ces enfants qui nous font confiance et ont trouvé espoir et ambition à travers les programmes d’éducation qui leur sont proposés.

Dans cette province du Banteay Meanchey, chère à nos cœurs, nous étions présents dans trois, puis 6 villages et aujourd’hui nous le sommes dans 14. De même ce n’est plus une, ni deux écoles mais 16 que nous avons construites, auxquelles viennent s’ajouter les foyers de collégiens, de lycéens et d’étudiants que nous animons.

C’est une évolution considérable réalisée en quelques années, avec une équipe toujours aussi réduite.

Notre idéal n’a pas changé, nous voulons plus que jamais accompagner cette jeunesse rurale du Cambodge, afin qu’elle puisse s’intégrer dans un beau pays en pleine mutation.

Il faut pour cela faire preuve de volonté et détermination, sans oublier l’espérance, « cette chose qui mérite qu’on lutte pour elle ».

Le 11 juillet 2016

Michel Sarrazin

 

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Un Avenir pour l'Enfant des Rizières...

« Il faut oublier, tout peut s’oublier », chantait Jacques Brel, dans les années 60, avec beaucoup de talent et pour notre plus grand plaisir.

Pour une fois, je ne vais pas être en accord avec ce grand artiste, car l’oubli est bien notre problème aujourd’hui, dans ce monde de zappeurs, où l’activité défile à grande vitesse, et où la une d’aujourd’hui ne sera qu’à peine mentionnée les jours suivants.

« Tant de choses nous ont passé devant les yeux que nos yeux n’ont rien vu » disait le poète Grec.

Autour de nous, la situation difficile du Cambodge ne fait plus l’actualité, elle a laissé la place à des événements tout aussi dramatiques mais plus proches et plus récents.

Pourtant ce beau pays, administré par nos pères il y a peu de temps encore, rangé aujourd’hui dans la case « oubli », a besoin de notre aide pour sa réhabilitation.

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